Présentation du site

Je m’appelle Marielle Issartel et j’ai créé ce site pour faire connaître et vivre l’œuvre du cinéaste Charles Belmont (1936-2011). Il est un cinéaste important et singulier, à redécouvrir de l’avis de nombreux cinéphiles.

 Une des grandes chances de ma vie est d’avoir exercé pendant des décennies un métier que j’aimais, ludique, émotionnel et intellectuel : le montage. Et une chance majuscule fut mon compagnonnage professionnel et amoureux, au long cours, avec ce créateur que j’admirais, et avec qui je collaborais toujours au montage, parfois à l’écriture ou à la réalisation. Charles Belmont se focalisait sur le nouveau film à faire et ne se préoccupait pas de son œuvre passée. Je prend le flambeau ! Ici ses huit films seront mis en valeur, je l’espère, depuis leur naissance jusqu’à leur ressortie et l’édition DVD de la Collection Charles Belmont.

Pour en savoir plus sur ma démarche : https://www.culturopoing.com/cinema/entretiens-cinema/marielle-issartel-du-montage-a-ledition-dvd/20190322

L’Écume des Jours – Le Débat

Le débat, projection du 11 avril 2015 dans le cadre du Panorama Charles Belmont, L’Éclaireurau cinéma La Clef à Paris.

Ce qui importe le plus dans L’Écume des Jours, ce n’est pas que Charles Belmont ait gardé l’esprit du livre de Vian, mais qu’il en ait gardé le cœur.

Jacques Prévert

Débat animé par Nicolas Tarchiani du cinéma La Clef, avec Annie Buron (rôle de Chloé), Alexandra Stewart (rôle d’Isis), André Michelin (producteur), Christelle Gonzalo et François Roulmann (responsables de l’édition critique de l’œuvre littéraire de Boris Vian en Pléiade), Monique Armelle Renault (réalisatrice du générique) Marielle Issartel (compagne de Charles Belmont, assistante au montage de L’Écume des Jours).

André MICHELIN – À l’époque, personne n’avait envie de produire ce film. En plus, je l’ai produit avec un metteur en scène qui n’avait jamais fait de long métrage, et qui n’avait fait qu’un court métrage, Un Fratricide , que j’avais déjà produit.

L’aventure avec Charles, c’était ou tout, ou rien. Je l’ai rencontré sur un tournage, un film que j’ai produit également, d’Henri Decoin, avec Eddie Constantine, qui était tout à fait autre chose. J’ai compris que c’était un type tout à fait absolu, passionné,

Quand le cinéma fait de l’histoire : Les Médiateurs du Pacifique, de Charles Belmont.

En accès libre !

Voulez-vous être indépendants de la France ? C’est la question posée par le deuxième référendum d’autodétermination en Nouvelle-Calédonie du 4 octobre 2020.

Le NON à l’indépendance est sorti vainqueur avec plus de 53% des voix, mais en recul par rapport à celui du 4 novembre 2018, où le NON avait fait 56,4. Le troisième et dernier référendum prévu par les accords de Nouméa de 1998 doit avoir lieu dans les deux ans, mais les partisans du Non commencent à froncer le nez.

Bande annonce de #Écume68

Allons bon ! Qu’est-ce encore que cet #Écume68 ?

Si nous avons pu éditer un DVD enrichi si vite, comme raconté dans l’article précédent, c’est que Marielle Issartel avait auparavant réalisé, en 2014, un documentaire de 43 mn autour de L’Écume des jours. On y voit le producteur André Michelin, le décorateur Pace, Christelle Gonzalo en tant que spécialiste de Vian et le réalisateur Djinn Carrénard (photo ci-dessus), Martial Solal le musicien fan d’Hodeir, Salomé Blechmans, la fille de Charles Belmont . Et Marielle Issartel (filmée par UniversCiné). Et des photos, et des maquettes… C’était le supplément parfait pour notre DVD.

Bande annonce de L’Écume des Jours, le film

Le DVD de L’Écume des Jours s’est fait attendre… … mais pour l’année du centenaire de la naissance de Boris Vian, ce film se devait d’être visible. Les efforts de la bande des quatre ont réussi à convaincre StudioCanal, qui en détient les droits, au doux son des espèces trébuchantes.

C’est ainsi que François Roulmann et Christelle Gonzalo, deux spécialistes de Boris Vian reconnus, ont lancé la machine avant Noël, que Marielle Issartel et Francis Lecomte l’ont alimentée, que le confinement n’a pu l’arrêter et que le 10 juin 2020 paraissait le joli bébé. Tant de gens le réclamaient depuis longtemps qu’il se vend ma foi, pas mal du tout !

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est LÉCUME-DES-JOURS-digifile-3D-HD-100320-1-1024x1024.jpg.

Pourquoi Ursula Kubler-Vian a choisi Belmont…

 

… Et ce n’est pas forcément pour les raisons qu’on aurait pu imaginer !

 » Une fois que j’ai vu le personnage, sa personnalité, sa façon d’être… son extrême honnêteté… »

Ursula Kubler-Vian explique dans cet entretien pourquoi elle a accepté que Charles Belmont adapte librement L’Écume des Jours (elle avait refusé d’autres adaptations). Charles Belmont s’exprime lui aussi, ainsi que le producteur André Michelin. Toutes ces paroles sont bien élégantes. Avec des extraits du tournage inédits sur la scène dite : Bonjour M. Courbet !

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est safe_image.jpg.
Annie Buron interprète Chloé. Photo de tournage

Pour voir ce reportage de 1967 cliquez sur le lien ci-dessous.

https://notrehistoire.ch/entries/aZnYJ94KWok

 

2020, c’est l’année Vian ! L’Abbaye de Royaumont la fête par une exposition, un concert, et une projection de L’Écume des jours de Charles Belmont.

À cette occasion, on rembobine jusqu’en 2014, avec un entretien de Pascal Le Duff pour le site Critique-film.fr

 

 

L’Écume des jours de Charles Belmont, entretien avec Marielle Issartel

 

16 mars 2014

Le 15 mai 2011, le comédien et réalisateur Charles Belmont disparaissait à l’âge de 75 ans. Deux ans après son décès, il est utile de rappeler qu’il fut le premier à adapter – très librement – L’écume des jours de Boris Vian. Un joli long-métrage poétique et charmant, délicieusement musical, avec une grâce visuelle et une légèreté de ton et de rythme qui n’empêchent pas une belle mélancolie dont certains seraient avisés de s’inspirer. On attend toujours (impatiemment) sa sortie en DVD et bluray…

Merci à Marielle Issartel, qui fut la compagne du réalisateur et sa monteuse et principale collaboratrice pendant plus de quarante ans de m’avoir accordé ce long entretien.

Charles Belmont et Bernadette Lafont dans Les Godelureaux
Charles Belmont et Bernadette Lafont dans Les Godelureaux

Voir et revoir L’Écume des Jours de Charles Belmont.

Si vous avez raté les muti-diffusions sur OCS…

VOUS POUVEZ TROUVER CE DVD DIRECTEMENT SUR CE SITE !

Inédit en DVD. Centenaire de la naissance de Boris Vian.

VOUS POUVEZ AUSSI TROUVER CE DVD EN LIGNE ET EN BOUTIQUES :

sur Fnac.com, Amazon, le site du distributeur Tamasa https://www.tamasa-cinema.com/boutique/

https://store.potemkine.fr/dvd/

À PARIS :

Librairie François Roulmann : 12, rue Beautreillis, 75004 Paris

Librairie Sur le fil de Paris : 2, rue de l’Ave Maria, 75004 Paris

Metaluna : 7, rue Dante, 75005 Paris

Librairie du cinéma Panthéon : 15, rue Victor Cousin, 75005 Paris

Hors-circuits : 4, rue de Nemours, 75011 Paris

Potemkine : 30, rue Beaurepaire 75010 Paris

Librairie Parallèles – 47 Rue Saint-Honoré, 75001

Souffle continu – 22 Rue Gerbier, 75011 Paris

La Boutika / Malavida – 6 Rue Houdon, 75018 Paris

À TOULOUSE : Librairie Ombres blanches – 50 Rue Léon Gambetta, 31000

 

À LYON : La Librairie Cinéma – 20 rue du Premier-Film, Lyon 8e

L’Écume des Jours, un bijou de 1968

PAR JEAN-JACQUES BIRGÉ, musicien

Si la version de Michel Gondry sortie en 2013 est à oublier séance tenante, il est merveilleux de retrouver L’écume des jours adapté au cinéma par Charles Belmont en 1968. Boris Vian avait 26 ans lorsqu’il écrivit L’écume des jours en 1946. Vingt ans plus tard, c’est bien un film zazou que porte cette équipe de jeunes comédiens et techniciens…

Si la version de Michel Gondry sortie en 2013 est à oublier séance tenante, il est merveilleux de retrouver L’écume des jours adapté au cinéma par Charles Belmont en 1968. Bonne année, bon cru, mais le 20 mars n’était pas forcément une bonne date pour remplir les salles alors que deux jours plus tard la marmite commençait à bouillir à Nanterre. Le film est moins dépressif que le roman de Boris Vian, mais il en a conservé l’incroyable fantaisie. Plus que l’intrigue, donc le texte, c’est le contexte qui m’emballe. Les décors merveilleusement inventifs d’Agostino Pace ressemblent à ce que va devenir l’art moderne des années 70. La fraîcheur des comédiens rend le soufflet léger tel le mobilier gonflable et l’eau qui ruisselle, fut-elle mortelle. Jacques Perrin, Marie-France Pisier, Sami Frey, Annie Buron, Bernard Fresson, Alexandra Stewart sont des bulles de savon. On est aussi toujours content de voir Claude Piéplu ou d’entendre la voix de Delphine Seyrig. La bande-son fait partie du bonheur. André Hodeir a composé une partition jazz qui ne swingue pas plus que d’habitude, mais c’est ce qui fait son charme, droite, pimpante, pleine d’imagination, étonnante, et Pïerre Henry a sonorisé les machines avec ses bruits électroniques.