Présentation du site

Je m’appelle Marielle Issartel et j’ai créé ce site pour faire connaître et vivre l’œuvre du cinéaste Charles Belmont (1936-2011). Il est un cinéaste important et singulier, à redécouvrir de l’avis de nombreux cinéphiles.

 Une des grandes chances de ma vie est d’avoir exercé pendant des décennies un métier que j’aimais, ludique, émotionnel et intellectuel : le montage. Et une chance majuscule fut mon compagnonnage professionnel et amoureux, au long cours, avec ce créateur que j’admirais, et avec qui je collaborais toujours au montage, parfois à l’écriture ou à la réalisation. Charles Belmont se focalisait sur le nouveau film à faire et ne se préoccupait pas de son œuvre passée. Je prend le flambeau ! Ici ses huit films seront mis en valeur, je l’espère, depuis leur naissance jusqu’à leur ressortie et l’édition DVD de la Collection Charles Belmont.

Pour en savoir plus sur ma démarche : https://www.culturopoing.com/cinema/entretiens-cinema/marielle-issartel-du-montage-a-ledition-dvd/20190322

L’Écume des Jours, un bijou de 1968

PAR JEAN-JACQUES BIRGÉ, musicien

Si la version de Michel Gondry sortie en 2013 est à oublier séance tenante, il est merveilleux de retrouver L’écume des jours adapté au cinéma par Charles Belmont en 1968. Boris Vian avait 26 ans lorsqu’il écrivit L’écume des jours en 1946. Vingt ans plus tard, c’est bien un film zazou que porte cette équipe de jeunes comédiens et techniciens…

Si la version de Michel Gondry sortie en 2013 est à oublier séance tenante, il est merveilleux de retrouver L’écume des jours adapté au cinéma par Charles Belmont en 1968. Bonne année, bon cru, mais le 20 mars n’était pas forcément une bonne date pour remplir les salles alors que deux jours plus tard la marmite commençait à bouillir à Nanterre. Le film est moins dépressif que le roman de Boris Vian, mais il en a conservé l’incroyable fantaisie. Plus que l’intrigue, donc le texte, c’est le contexte qui m’emballe. Les décors merveilleusement inventifs d’Agostino Pace ressemblent à ce que va devenir l’art moderne des années 70. La fraîcheur des comédiens rend le soufflet léger tel le mobilier gonflable et l’eau qui ruisselle, fut-elle mortelle. Jacques Perrin, Marie-France Pisier, Sami Frey, Annie Buron, Bernard Fresson, Alexandra Stewart sont des bulles de savon. On est aussi toujours content de voir Claude Piéplu ou d’entendre la voix de Delphine Seyrig. La bande-son fait partie du bonheur. André Hodeir a composé une partition jazz qui ne swingue pas plus que d’habitude, mais c’est ce qui fait son charme, droite, pimpante, pleine d’imagination, étonnante, et Pïerre Henry a sonorisé les machines avec ses bruits électroniques.

Belmont, Charles (1936-2011)

Une vie, une œuvre

 

par Lucien Logette
Jeune Cinéma n°338-339, été 2011

’il n’apparaît pas au générique des Bonnes Femmes, que Chabrol tourna en 1959, les amateurs avaient cependant repéré sa silhouette et son visage, que Les Godelureaux, du même Chabrol, allaient mettre en valeur l’année suivante de façon autrement nette.

Beau jeune homme, propre sur lui, l’allure bien adaptée aux personnages de la Nouvelle Vague, Charles Belmont aurait pu continuer une carrière d’acteur bien balisée, à l’image de ses contemporains Jacques Perrin ou Sami Frey. Un passage chez Jean-Pierre Mocky, dans Les Vierges et un autre chez Henri Decoin, dans son ultime Nick Carter va tout casser (1964), et il abandonne ce côté des sunlights pour passer à la réalisation – Un fratricide, court métrage (1967) inconnu de nos services.

Il ose ensuite l’impensable, adapter L’Écume des jours. (1)

OCÉANIE

L’autre film de Charles Belmont en Nouvelle-Calédonie, par Culturopoing

« Corps dansant, corps sculptés, corps tatoués et malaxés, Océanie rend également hommage à la sensualité, une ode à la volupté. « 

 

 https://www.culturopoing.com/cinema/sorties-dvdblu-ray/charles-belmont-oceanie/20190322

Parcours de vie en images

Hommage de Salomé Blechmans à son père.

Le 11 mai 2012, premier anniversaire de la mort de Charles Belmont, le Forum des images à Paris lui organisait une journée d’ hommage. Films, musique, paroles… Sa fille Salomé avait fait un montage retraçant son parcours artistique de jeune acteur à cinéaste. Lorsque la voix de Charles retentit dans la grande salle, l’émotion fut intense. Pour voir la vidéo, cliquez ci-dessous.

Essais pour La Vérité de Georges Clouzot. C’est le grand ami de Charles, Sami Frey, qui obtint le rôle.

Qui était Charles Belmont ?

 

Récit de sa compagne de vie et de travail à Culturopoing, forcément subjectif… (premier épisode)

Entretien avec Marielle Issartel | 1 | le cinéma de Charles Belmont

Nous rencontrons Marielle Issartel une semaine après la rétrospective de l’œuvre de Charles Belmont au Cinéma La Clef à Paris. Marielle a été l’épouse de Charles Belmont et la chef monteuse d’une grande partie de ses films, participant également à l’écriture des scénarios. Elle a co-signé notamment celui de “Pour Clémence” (1977) et co-réalisé “Histoires … Lire la suite de

En 2015, Culturopoing découvre Charles Belmont

Le rédacteur William Lurson s’installe au cinéma La Clef par pure curiosité à l’ouverture du Panorama Belmont, L’Éclaireur et reste scotché à toutes les séances, film+débat+ cocktail (parfois). Voici son article (qui sera suivi de quatre entretiens avec Marielle Issartel)

 http://www.culturopoing.com/cinema/dossiers-hommages-cinema/retrospective-charles-belmont-un-parcours-en-7-films/20150417

Les Médiateurs du Pacifique, retour sur le caillou !

La jeune chaine Caledonia diffuse Les Médiateurs du Pacifique le 9 novembre À 19H20 lors de la soirée Sans Tabou

Dans les mois qui viennent, trois diffusions d’Océanie seront églement programmées, vous serez tenus au courant.

Pour la présentation de la soirée, cliquer ci-dessous

https://www.caledonia.nc/actualite/sans-tabou-les-mediateurs-du-pacifique?fbclid=IwAR2nOek8IkoBTLmey6V0PE_1MDCHkTRCa_6h7qHF2S9bu8oT1fTqv4sQOOI

L’Écume des Jours – Le Débat

Le débat, projection du 11 avril 2015 dans le cadre du Panorama Charles Belmont, L’Éclaireurau cinéma La Clef à Paris.

Ce qui importe le plus dans L’Écume des Jours, ce n’est pas que Charles Belmont ait gardé l’esprit du livre de Vian, mais qu’il en ait gardé le cœur.

Jacques Prévert

Débat animé par Nicolas Tarchiani du cinéma La Clef, avec Annie Buron (rôle de Chloé), Alexandra Stewart (rôle d’Isis), André Michelin (producteur), Christelle Gonzalo et François Roulmann (responsables de l’édition critique de l’œuvre littéraire de Boris Vian en Pléiade), Monique Armelle Renault (réalisatrice du générique) Marielle Issartel (compagne de Charles Belmont, assistante au montage de L’Écume des Jours).

André MICHELIN – À l’époque, personne n’avait envie de produire ce film. En plus, je l’ai produit avec un metteur en scène qui n’avait jamais fait de long métrage, et qui n’avait fait qu’un court métrage, Un Fratricide , que j’avais déjà produit.

L’aventure avec Charles, c’était ou tout, ou rien. Je l’ai rencontré sur un tournage, un film que j’ai produit également, d’Henri Decoin, avec Eddie Constantine, qui était tout à fait autre chose. J’ai compris que c’était un type tout à fait absolu, passionné,